vêtement de qualité : 15 critères de choix

Par où commencer dans cette jungle de détails ? Si seulement le prix suffisait pour s’y retrouver, ce serait plus simple, n’est-ce pas ? Reconnaître la qualité d’un vêtement est un vaste sujet, on va donc procéder par étape. Pour ce premier chapitre, nous allons nous attarder sur des éléments qui « sautent aux yeux ». Des conseils et des détails faciles à contrôler, pour faire des achats plus sereins. Dans les prochains épisodes, on s’attardera sur les matières, les fibres, les étiquettes, la provenance et les détails de confection. Vous allez être des pros !

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Guide pratique du vêtement de qualité :

 

  • Toucher les vêtements. Si vous n’aimez pas la sensation sous vos doigts, si ça se froisse d’un geste ou si de l’encre vous colore la main, n’insistez pas. Même si le modèle peut-être à votre goût et bien réalisé dans son ensemble, on résiste!

  • Essayer avant d’acheter. Ça parait évident, c’est le meilleur moyen de se rendre compte de la qualité. Il faut se sentir bien, que le vêtement se place sans faire de plis étranges aux bras, à la poitrine ou à l’entre-jambe. 

  • Les coutures doivent êtres droites et régulières. C’est toujours intéressant de retourner un vêtement pour voir les finitions et les assemblages. On peut regarder si l’ourlet fait des vagues, les surpiqûre sont parallèles, si les pièces sont assemblées bord à bord ou encore si la longueur du point n'est pas trop grande (coutures fragiles)

  • La teinture d’un tissu doit être uniforme et « intense ». Privilégier les vêtements dont la fibre a été teinté avant le tissage. Il suffit de tirer sur le tissu dans le biais, si le tissu s’éclaircit ou si du blanc apparaît entre la trame, la couleur va se ternir très vite. 

  • De même pour les imprimés, qui eux se font après tissage. Il faut que l’encre ait pénétré le tissu pour durer. Sur des voiles et matières fines, l’imprimé sera pratiquement aussi intense sur l’endroit que sur l’envers. 

  • Un vêtement épluché est un vêtement contrôlé ! Éplucher un vêtement, c’est lui couper tous les fils qui dépassent. Vous avez déjà regardé des vidéos de blogueuses mode ? Elles sont toutes scandalisées par les fils non coupés, alors qu’elles achètent des chiffons à 10€ ; disant avec une grande candeur : Ça ne coûte pas plus cher de couper des fils. Et bien si ! C’est du temps passé à contrôler un travail bien fait et le temps c’est de l’argent. 

  • Les motifs doivent se correspondre aux coutures. Un vêtement qui a un tissu à motif régulier (des rayures, des carreaux, certain jacquard géométrique, voir des tissus à grosses fleurs) se doit d’avoir des raccords au niveau des coutures. Il faut s’attarder sur les coutures au milieu dos, sur les côtés et aux ourlets. Ça justifie un prix un peu plus élevé car, il y a de la perte de tissu pour le fabricant et c’est plus long à coudre. Pour nous, consommateurs, c’est surtout un gage de savoir-faire et d’application. 

  • La symétrie des cols et leur tenue sont primordiales. Cela fonctionne pour les poignets ou n’importe quel autre élément en miroir. Cela dit, un col de chemise, un col Claudine ou un col de veste, demande de la technique. Il doit y avoir du thermocollant, pour qu’il tienne droit et ne se déforme pas et il se doit d’être symétrique. Il suffit de superposer les côtés droits et gauches du col pour le vérifier, sinon l’essayage révèle souvent des défauts de longueur et de tombé. 

  • Quand la qualité est là, elle est mise en avant. Un pull en fil d’Ecosse, une chemise en coton d’Egypte ou encore, une robe avec de la dentelle de Calais. Si le fil ou la provenance de la matière est reconnu comme étant de qualité, le fabriquant va le stipuler sur l’étiquette de composition. S’il a parié sur la qualité, il vous le fera savoir. 

  • Les étiquettes de composition et d’entretien doivent être détaillées. C’est-à-dire que l’ensemble des éléments présents sur le vêtement doit être indiqués ; les ganses, les boutons, la doublure et les empiècements (lorsque ils sont d’origine animal notamment). Parfois il n’y a que le tissu principal, si le vendeur vous dit que les finitions sont en cuir et que ce n’est pas indiqué, c’est surement faux. 

  • Un coton mélangé à une fibre synthétique n’est pas recommandable. De plus en plus de chemises et de denims (toiles de jeans) se retrouvent avec 20%, parfois 50% de polyester dans leur compo. Les fibres synthétiques mélangées à des fibres naturelles dans des toiles, n’apportent pas plus de solidité. Elles font juste baisser le prix de fabrication au dépend de la qualité. Cela concerne aussi des marques haut de gamme. Le vêtement peut grisailler avec les lavages et boulocher à l’usage. 

  • Une fibre synthétique mélangée à de la laine ne doit pas excéder 33% dans la composition. La laine est une matière sensible aux changements de chaleur et à l’humidité, elle aura tendance à se déformer. C’est pourquoi on mélange souvent la fibre, mais s’il y en a plus de 33%, on perd les propriétés thermiques et l’aspect s’en fait ressentir. 

  • L’élasthanne ou le Spandex ne doit pas excéder 3% (sauf peut-être pour un maillot de bain et autres vêtements de sport). Sans « stretch » on ne pourrait pas rentrer dans un slim, mais quand il y en a trop, qui plus est dans une toile fine, ça fragilise le tissu aux zones de frottement. 

  • Faites confiance aux labels textiles. Les vêtements et tous ce qui les compose, certifiés GOTS, Oeko-Tex ou Confiance-textile pour les plus connus, vous assurent la qualité de la fibre ou d’un produit textile fini. Les labels tels que WFTO ou Fair Wear Foundation, contrôlent les conditions de travail des ouvriers du secteur à travers le monde. Des sites répertorient les labels et les marques. 

  • Exercer votre œil sur du haut-de-gamme. Si vous avez peur de pousser la porte d’un magasin de luxe, vous pouvez vous rendre aux Galeries Lafayette et flâner entre les différentes marques pour comparer les finitions et la qualité des tissus. Rien de tel pour juger du rapport qualité prix et se rendre compte que parfois, on compare des vêtements similaires à des prix pourtant très différents...

Étiquette de composition d'un manteau, vous pouvez voir que tout y est détaillé. Le reste des informations est au verso .

 

J’aurai pu continuer loooongtemps, mais chaque type de vêtements a des finitions qui lui sont propres. La chemise, les tailleurs, les jeans, le montage d’une ceinture… Etc. C’est pourquoi d’autres articles suivront celui-ci. Tout est normé en fonction de la gamme et ses tissus, c’est un sujet sans inépuisable. Finalement, le plus important est de se demander, ce qui compte vraiment pour vous. Il ne faut pas hésiter à rallonger cette liste avec vos propres critères d'exigence stylistiques et la partager au plus grand nombre.

Dites moi : Qu’est-ce qui vous pose le plus problème lorsque vous faites les boutiques ? On peut chercher des solutions ensemble :)